Ode à un grain de poussière

Un minuscule grain de poussière brille dans un rayon de soleil, il tombe paresseusement, flottant et dérivant de plus en plus bas, alors que je le regarde assis sur ma chaise, quelques centimètres en dessous. Il vient se poser sur la table de nuit, avec ses amis : ils se sont répandus sur les livres, la lampe, la monnaie et le réveil en plastique bon marché avec son écran vert de mauvais goût.

Cette Terre même est le Royaume des Cieux ! Cet instant est la libération de toutes choses !

La perfection divine dans un grain de poussière, alors qu’il voyage de la barre des rideaux à la table de nuit, ne signifie rien au-delà de lui-même, mais également tout. (Le Vide derrière toute forme, la Plénitude de chaque chose, tout cela est ici !)

La folie de ce monde c’est que nous ne puissions pas voir cette perfection, une perfection inhérente à toutes choses, de la plus grande à la plus petite (et même, si nous le pouvions, ce ne serait peut-être qu’une distraction passagère, une diversion momentanée par rapport au stress et aux tensions de la vie moderne…)

Mais regardez plus près… plus près… et encore plus près… et le grain de poussière révèle son message caché.

Le moment où le grain est vu sans interprétation, sans concept, sans idée de ce qu’il est, a été ou sera, sans aucune préconception sur sa fonction, son but ou sa signification, seulement lorsque toute cette folie a disparu, le secret est révélé.

Le secret ? Oui, le secret qui est aussi évident que le fait de respirer : Il ne s’agit pas du tout d’un grain de poussière, c’est Dieu Lui-même qui brille à travers le néant.

Tout finit ici, dans cette pièce très ordinaire, un jour tout à fait ordinaire.

La libération de toutes choses, la libération dans toutes choses, la libération en tant que toutes choses.

Le sacré dans le plus ordinaire des ordinaires. Qui aurait jamais deviné ?

Jeff Foster

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